Parmi les 40.000 à 50.000 femmes ayant un cancer du sein chaque année en France, 7% ont moins de 40 ans. Et environ 10% de ces dernières décident d’avoir un enfant. Jusqu’à présent, peu d’études leur avaient donné la parole. C’est désormais chose faite grâce à l’Afacs, l’Association francophone de l’après cancer du sein.

Beaucoup de malades se sentent lâchés par ceux qu’ils croyaient être leurs amis. Du jour au lendemain parfois, ces êtres chers ne sont plus fidèles au poste. Un choc vécu comme une trahison qui ajoute du chagrin à la souffrance de la maladie. Pourquoi désertent-ils ? Cela peut-il être parfois un mal pour un bien ? Entretien avec Marie-Frédérique Bacqué, Professeur de psychopathologie clinique à l'université de Strasbourg, PhD.

Le cancer des enfants, des adolescents, des jeunes adultes a des spécificités aujourd’hui encore mal reconnues. Problème de scolarité, d’insertion dans la vie professionnelle, de séquelles touchant à la fertilité, etc…Des Etats Généraux organisés par l’Union Nationale des associations de parents leur sont consacrés, afin d'identifier leurs difficultés et proposer des mesures à intégrer dans l’application du plan cancer 2.

Isabelle a eu un cancer du sein il y a six ans. Diagnostic, traitements, sortie de la maladie: son mari, Bruno, raconte la façon dont il a vécu ces différentes étapes, entre angoisse indicible et amour de l'autre.

Tine, 24 ans, professeur de théâtre et photographe, a eu une maladie de Hodgkin à l'âge de 21 ans. Elle est alertée par ses parents sur les conséquences de la chimio sur la fertilité. Commence alors un parcours du combattant auprès des médecins pour obtenir des informations, dans un premier temps, et la prise en charge de sa situation par la suite.

Un sein en moins, des cicatrices partout, des cheveux qui tombent, des médicaments qui rendent tout nauséeux, …  Pas facile de trouver les mots pour raconter toutes ces épreuves à ses enfants. Une jeune maman, ex malade, Cécile Faÿsse, a trouvé les termes justes et souvent drôles pour raconter le cancer aux enfants. Un petit livret bien fait.

Le cancer progresse chez les ados. Une croissance lente mais régulière de l’ordre de 1% par an, selon le Professeur André Baruchel, hématologue pédiatre. Un constat dressé lors de la table ronde « Cancer et Adolescents »,  organisée  lors de la première édition des rencontres annuelles de l’INCa, le 7 octobre dernier.

Sophie Davant, journaliste et animatrice, a participé à la campagne "choc" de sensibilisation au dépistage du cancer du sein menée par le magazine Marie-Claire. Une maladie qu'elle ne connaît que trop bien puisque sa mère est décédée d'un cancer du sein à l'âge de 44 ans. Dans cet entretien vidéo, elle revient sur l'importance du dépistage, souligne les autres batailles à mener dans la lutte contre le cancer et livre quelques précieux conseils à destination des proches de malades.

A l’annonce d’un cancer, il est une priorité à laquelle on ne pense pas toujours. Il s’agit de préserver ses chances de procréer un jour. Car cancer et fertilité ne font pas bon ménage. Certains cancers (comme celui des testicules chez l’homme ou de l’utérus chez la femme) perturbent la production de spermatozoïdes ou d’ovules féminins. Par ailleurs, les traitements peuvent conduirent à une infertilité temporaire voire définitive. Une solution simple existe pour l’homme : la congélation de son sperme.

Il faut le dire, les conjoints, sont mis à rude épreuve. Comme nous, ils encaissent avec toute sa violence l’annonce du diagnostic. La peur de voir « partir » l’être aimé est forcément dévastatrice. Et pourtant nous attendons d’eux qu’ils mettent de côté leurs émotions pour nous aider à surmonter l’épreuve. Gérer leurs angoisses dans leur coin, et apporter leur soutien : décidemment, on leur en demande beaucoup.

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Comment votre couple a-t-il supporté l'épreuve de la maladie?

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Le témoignage d'une amie.

Le jour où Anouchka m’a annoncé qu’elle était malade, nous étions début septembre, peu après la sortie des classes. Je rentrais avec ma fille quand elle m’a hélée. J’étais contente de la revoir car maintenant que nos filles ne fréquentaient plus la même école, se voir devenait plus difficile et rare.

Face à vous, nombre de gens, même les mieux attentionnés, peuvent être un peu déstabilisés. Faut-il aborder le sujet franchement, mais avec quels mots, ou attendre que vous en parliez vous-même ? Et vous, qu’attendez-vous d’eux : qu’ils fassent comme si de rien n’était ou au contraire, aimeriez-vous qu’ils vous en parlent ? Aborder les choses avec naturel. Partagez, communiquez, expliquez votre parcours, les difficultés sans fard mais avec pudeur. Après la vie continue, et la conversation roulera plus facilement sur autre chose.

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Comment vos amis, votre famille,vos collègues abordent-ils le sujet avec vous ? Qu'est ce qui vous touche? Vous exaspère ?

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La maladie est un véritable séisme pour vous, mais les ondes de choc se répercuteront immanquablement sur votre entourage. Et en premier lieu, sur ceux qui partagent votre quotidien : vos enfants. Faut-il épargner les petits, sous prétexte qu’il vaut mieux de ne pas leur transmettre vos inquiétudes ?

Antoine, responsable parisien de Jeunes Solidarité Cancer, a eu une leucémie lorsqu'il était enfant. S'il reconnaît que cette année d'enfance passée à l'hôpital lui a manqué, il retire aussi de la maladie des aspects positifs. Ne serait-ce que parce qu'elle a fait de lui l'homme qu'il est aujourd'hui.