Reprendre une vie normale après un cancer: pas si simple. Laurence, 36 ans aujourd'hui, a eu un cancer du sein il y a cinq ans. Elle se souvient de son désarroi, une fois sortie de la phase intensive des traitements. "On vous dit que tout va bien, mais pour vous, ça ne va pas." Pour elle, la reconstruction passera par une aide psychologique et le recours à un nouveau mode d'expression: la peinture.

Durée vidéo: 4min30s

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Propos recueillis par Claire Aubé, .

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Commentaires : (2)

Portrait de audinette

jai 32 ans et jai eu un carcinome canalaire infiltrant, je dit jai eu car ma tumeur n existe plus!!!
tout a commencé en début d année 2009, 1er opération en mars (ganglion et chambre implantable) chimio ensuite (8 séances) terminée e aout, re opération(tumeur et chambre implantable enlevé) et la je suis en pleine radiothérapie 33 séances jai fait plus de la moitié!
tout ce que dit Laurence je le comprend vraiment, justement je n ai pas encore terminé mon traitement et jai peur pour la suite................ mon arret maladie est jusqu au 20 janvier je termine les rayons le 11 et apres???????
surtout que je ne veux pas retourner a mon ancien travail, je veux changer de vie sa fait 10 ans que jy suis et je veux profiter egalement d avoir un peu de temps a moi sans ma maladie.. me retrouver, prendre un peu de temps, mais oui je l avoue j ai peur!!!
jai vraiment pris ma maladie comme elle venait, c'est a dire bien, une belle lecon de vie en tout cas, je me dit meme que jai eu de la chance, sa remet a sa place, on prend conscience de la vie, de notre vie, des valeurs etc.....
mais je sais que je n ai pas encore assé de recul........ c'est pour cela que jai peur, d etre imcomprise ensuite et me sentir seule, car oui je suis guérie... et alors! il y
a encore les cicatrices........
aude

Portrait de cerOnac

Que de vérités énoncées... merci pour ce témoignage !
Beaucoup (sans en faire une généralité pour autant), y compris moi, avons vécu ce vide d'après les traitements dits lourds. Quand les médecins nous disent : "On ne se revoit que dans un an parce que tout va bien" ! On voudrait tellement que ce soit si simple : "aller bien" et ce n'est pas le cas... Au contraire on va mal, on se sent seule, abandonnée, parce que l'entourage retourne aussi, le plus souvent, à sa vie, ils prennent moins de vos nouvelles, puis plus du tout pour la majorité... On était totalement accaparées par ces traitements et leurs effets secondaires, et d'un coup, sans préparation aucune, une fois débarrasées d'eux, c'est le côté psychologique qui a pris le relais pour moi et souvent j'ai pensé que j'aurais préféré revivre les premiers traitements. La souffrance morale ne se voit pas, elle est d'autant plus insidieuse... La maladie a entraîné chez moi une remise en question intense, elle a été un facteur déclenchant pour des choses beaucoup plus profondes. Je savais que ce cheminement imposé par la maladie me serait un jour bénéfique pour peu que je trouve le bon chemin. Pour ce faire, je suis allée moi-aussi voir un psychologue et, en quelques séances, j'ai pu mettre des mots sur mes maux. Alors, petit à petit, arrive la délivrance, le mieux-être, la vie qui reprend ses droits... On se retourne et on se dit que la maladie n'a pas été vaine. Les remises en question ne sont jamais finies mais l'essentiel est de savoir qu'il existe toujours un chemin...

cerOnac
"On ne voit bien qu'avec le coeur... L'essentiel est invisible pour les yeux"